Les Anses d’Arlet ou l’art du micro tourisme.

Petite définition : le micro-tourisme consiste à reporter sans délai toute activité, visite ou sortie pour lui préférer de manière absolument systématique une bonne sieste sur la terrasse ou rien du tout.

Plantation X ou Y

Le micro-touriste évitera  soigneusement le musée de l’éruption volcanique de Saint Pierre, la promenade sur la montagne Pelée, l’excursion dans la plantation X ou Y, le club de plongée et autre déplacement irraisonné qui en ferait inexorablement un touriste ordinaire, voire – c’est pire – un macro-touriste.


Oh frénésie culturelle, hystérie sportive, grégarité contagieuse, peste et choléra des temps modernes.

 

 

Vous l’aurez compris, les Anses d’arlet, c’est tout un art !

6h… les cloches de l’église annoncent le début de la journée. Vous irez chercher votre pain chaud chez Alex qui vous accueillera avec un grand sourire et vous dira : « ça va bien ? ». Vous dégusterez peut-être des fruits frais achetés chez José , dans le petit marché du village ou chez Françoise, au Panier Madras  ou encore chez Chantal lorsque que vous aurez eu le courage d’aller jusqu’au Diamant.

l'étale de José

Après un copieux petit-déjeuner tout en admirant la mer à l’infini, le vol des frégates et les bateaux des pécheurs arrivant au port , les colibris venant chercher le nectar préparé par vos soins (voir Pierre pour la bonne dose de sucre) vous descendrez à pied pour aller jusqu’à la plage.

Au passage, vous verrez sans doute les pécheurs découper dorades ou thons, ou vendre des balaous, selon arrivage. A noter que Béatrice est « la spécialiste des balaous ». Parvenus à destination, c’est là que vous ferez le plus gros effort de la journée : vous mettre en maillot, nager dans les eaux bleu turquoise et, si cela vous dit, admirer les poissons multicolores et les fonds coralliens ; peut être aurez vous la chance de croiser une tortue… certains en ont vu plusieurs, mais ont eu beaucoup de chance !

Au retour, précisons que vous prendrez tout à fait conscience du « calvaire » lorsque vous emprunterez le chemin un peu avant midi, après plage et coup de soleil de préférence.

 

 

Après une bonne douche, vous dégusterez un poisson grillé (ou plusieurs)

L’après midi s’écoulera  tranquillement entre sieste et plage.

Le soir on passe au rayon verres.

Si vous allez chez Alex, prenez bien note que  « ceux qui boivent pour oublier sont priés de régler leur note d’avance ». Si vous voulez vous lancer dans la confection du Ti punch, il faut respecter les consignes.

L’avantage, des tropiques à l’équateur, c’est la régularité de l’heure du Ti punch : à 6h du soir, quoi qu’il arrive , on attend le coucher du soleil et l’on préserve ses yeux en les penchant sur un verre dans lequel on verse une petite rasade de sucre de canne, le jus d’un huitième de citron vert et une généreuse rasade de rhum.
Pour toute information complémentaire, demandez à Pierre Gallo, spécialiste en la matière. Vous pourrez alors vous laisser aller à rêver en regardant la mer.

A la nuit tombée, tout en écoutant le concert de grenouilles, vous pourrez commencer le carnet de bord de vos vacances.
Vous pourrez certains soirs aller voir un film dans le « cinéma Paradiso » local.
Quel que soit votre choix, les nuits étoilées sont très belles sous les tropiques, mais à deux, c’est mieux !

le rocher du Diamant

le rocher du Diamant au sud des Anses d'Arlet

Si toutefois vous avez éprouvé le besoin de louer une voiture pour des déplacements limités, cela vous permettra de vous rendre le matin de bonne heure sur la plage du Diamant, pour marcher ou courir ou nager dans les vagues, ou tout ensemble. Vous pourrez aussi aller à l’anse Dufour voir les pêcheurs ramener les poissons de la senne , ou encore aller boire un jus de fruit et admirer les tableaux de Claude Henri sur la route de Gallochat.

Vous aurez alors largement échoué dans votre volonté de ne rien faire.

Françoise, inspirée par Lamour O.